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YuPo Trip avril 2008 - mars 2009

Suivez nous autour du globe
3/19/2009

Bresil - les dernieres semaines du voyage

 
A notre depart de Salvador nous savions que nous entamions la derniere partie de notre voyage. La Grande Aventure arrivait a sa fin. Quoi de mieux que de finir par les plus belles plages du Bresil, des caipirinhas et du soleil.
 
Olinda
 
Avant les plages nous voulions voir une derniere petite ville du Nord. Olinda se trouve a une dizaine de kilometre de la ville de Recife ou notre bus de nuit nous a depose. Olinda est une charmante petite ville cotiere a l'architecture coloniale coloree. Elle a ete fondee en 1535 et est une des plus anciennes villes bresilienne. A l'epoque elle etait la capitale de l'Etat du Pernambuco, aujourd'hui remplace par la ville de Recife. Son centre historique est perche sur une coline qui permet de voir au loin la ville de Recife et ses gratte-ciel. Le Carnaval de Recife et Olinda est tout aussi important que celui de Salvador ou Rio. C'est un Carnaval plus traditionel, de rue, avec des deguisements et sa propre musique. Le "Frevo" est une dance et une musique typique de la region. De jeunes garcons dancent frenetiquement avec un parapluie colore a la main. Apparement il est bon de feter le Carnaval pendant la journee a Olinda et ensuite de passer la soiree et la nuit a Recife ou de nombreux concerts ont lieu dans toute la ville. Nous sommes arrive a la fin du Carnaval, tout etait calme et le demontage des decorations etait deja en cours. Nous avons visite la ville, pris des photos, deguste une salade de poulpe sur une terrasse et apprecie la tranquillite des lieux.
 
Japaratinga
 
Si une information etait juste dans notre guide de voyage c'etait celle concernant Japaratinga qui disait, "authentique petit village de pecheurs avec de belles plages". Le village se trouve sur la cote au sud de Recife a mi-chemin entre Recife et Maceio. Nous avions achete notre billet de bus en avance mais l'avons loupe de peu car nous avions mal lu l'heure de depart. Heureusement il y avait d'autres bus dans la journee reliant Recife a Maceio mais a un prix 3 fois plus cher. N'ayant pas trop le choix nous avons achete un billet pour le prochain bus qui nous a depose a l'entree du village. Nous avions trouve sur internet l'information sur la "Pousada dos Mares" pas trop cher et avons demande aux locaux la direction.
 
Nous avons tout de suite ressenti la tranquillite de ce paisible petit village. Les gens etaient tous installes sur les trottoirs devant leur maison et appreciaient l'ombre. Le village etait effectivement tres petit, les locaux ne connaissaient presque pas le nom de notre Pousada, ils savaient simplement que c'etait "chez Marcilio". Nous avions justement envie d'une telle tranquillite apres la Folia de Salvador et avons vraiment apprecie Japaratinga. Nos journees consistaient a prendre notre cafe da manha, nous promener sur la longue plage presque deserte et manger tout les jours au meme resto "Mama Perreira". Le resto servait une nourriture delicieuse, riz au poulpe, poisson grille, langouste, crevettes et toujours le fameux "feijao". Nos plats etaient toujours accompagne de probablement les meilleures caipirinhas qu'on ait bu au Bresil.
 
Les premiers jours la meteo n'etait pas terrible mais ensuite le temps a radicalement change et nous avons profiter de faire une sortie en bateau jusqu'aux piscines naturelles. Et qui faisait la sortie bateau? Nos amis du resto Mama Perreira evidement! Les piscines naturelles se trouvent au large a quelques 500 metres de la plage ou le recife et des bancs de sable forment des piscines. Nous avons rejoint les piscines naturelles a bord d'une petite embarcation en bois. Nous avions a disposition des masques et tubas pour faire du snorkeling et voir les quelques tout petits poissons qui vivent la. C'etait une bonne sortie de 2 heures. C'etait incroyable de nous baigner dans si peu d'eau en plein milieu de l'ocean et sans personne autour. Nous pouvions voir au loin les piscines naturelles de "Maragogi" un village balneaire. La, il y avait une bonne dizaine de catamarans pouvant transporter jusqu'a 80 personnes chacun. Notre guide nous dit que d'ici 5 ans il n'y aura plus aucun poissons la-bas.
 
Praia da Pipa
 
Apres les 6 jours passes a Japaratinga nous avons rejoint la plage de Pipa a quelques 400km plus au Nord. C'etait notre dernier trajet aventureux. Il fallait prendre a Japaratinga un bus a 6h du matin et retourner a Recife. La, nous avons acheter un billet pour le prochain bus en direction de Natal. Il fallait descendre a mi-chemin dans la ville de Goianinha et prendre un mini-bus pour la plage de Pipa. Dans le mini-bus nous avons eu pour la derniere fois l'impression d'etre les seuls touristes.
 
Tout le monde nous avait prevenu que Pipa est ultra touristiques et peut etre comparee a l'Ibiza du Bresil. Mais ces gens n'ont surment jamais connu Ibiza! Nous partions donc deja avec une tres mauvaise impression, mais sur place il en etait tout autrement. Pipa est certe touristique, il y a un nombre impressionant de pousadas, bars et restos. Cependant le village est tres tranquille durant la journee car tout le monde est a la plage et il n'y a pas de fetes 24h/24. La ville s'anime plus en fin de journee et les fetes ne demarent que tres tard le soir. Pipa est extremement bien connue des surfeurs, l'ocean offre de superbes vagues. Nous en avons aussi profite, bu quelques tasses et pris de sacrees raclees avec la puissance des rouleaux des vagues. En discutant avec les gens de la Pousada nous apprenons que cette region du Bresil ne fete pas du tout le Carnaval. Durant cette periode Pipa est mortellement calme car tout le monde se rend au Carnaval a Recife ou Salvador. Nous faisons la connaissance d'un couple anglo-suedois parlant portuguais qui nous explique que la region a explose ces dernieres annees. Il y a a peine 2 ans autour de notre pousada il y avait encore de la foret rempli de petits singes "Miko". L'expension de Pipa ne date pas de hier, en 1999 les habitants soucieux pour leur foret on decider de creer une reserve ecologique afin de proteger la foret atlantique et sa faune.
 
Rio de Janeiro - Cidade Maravilhosa!
 
A la base nos plans etaient de rejoindre Rio depuis Fortaleza par avion. Nous nous sommes vite rendu compte que Fortaleza etait beaucoup trop loin de Natal et que nous n'avions ni le temps ni la motivation de faire tout ce trajet. Nous avons donc change nos billets d'avion pour un depart depuis Natal. Les frais de changement nous on coute moins cher que les billets de bus Natal-Fortaleza. Nous avions deja pris contact avec notre amie Maria rencontree 8 mois auparavent sur un bateau dans la Baie d'Halong au Vietnam. Elle nous avait gentillement invite a passer nos derniers jours du voyage chez elle a Rio. Nous avons atteri a Rio par un temps gris et tres nuageux. Si le commandant n'avait pas annonce la temperature de 28ºC on aurait presque cru atterir a Geneve. Il nous a fallu 1 heure et demi en bus pour arriver depuis l'aeroport jusqu'a chez Maria.  
 
Maria est architecte a son compte et possede un appartement de 150m2 dans le quartier de Leblon a 2 minutes de la plage. En nous voyant elle nous a accueilli avec un grand sourire nous a montre les lieux et nous a installer dans une des chambres. Nous avons passe la soiree a parler de nos voyages autour de 2 bouteilles de vin. C'etait genial de savoir qu'on etait a Rio, chez Maria, dans ce superbe appart, alors qu'on l'avait rencontree que quelques heures il y a 8 mois de cela. Nous ne pouvions pas mieux terminer notre voyage. Le lendemain nous sommes parti a la decouverte de Rio. La meteo a changee et nous avons eu du beau temps pendant presque tout notre sejour. Nous nous sommes ballader le long des plages de Leblon, Ipanema et Copacabana. Nous sommes monte au "Pao de Açucar" et sommes restes bouche be devant la beaute de la vue sur la ville de Rio. Rio de Janeiro merite son titre de "cidade maravilhosa" et doit etre de loin la plus belle ville au monde. Un incroyable melange de plages de sable blanc, de hauts immeubles, de collines ou il fait bon vivre. La ville s'entrelace autour des collines et des favelas cotoient les immeubles des gens riches. Meme les favelas ont une vue imprenable et on se dit qu'a part la violence, les problemes de pauvrete et de drogues ces gens la ne sont pas si mal lotis.
 
De retour a l'appartement nous partons avec Maria, son frere Pedro et son beau frere Johnny pour le stade Maracana. Ce soir la son equipe favorite le "Fluminense" jouait un petit match de debut de saison. Maria m'avait prete un t-shirt de l'equipe et c'est en fervants suporters qu'on s'est tous rendu au stade. Il n'y avait pas beaucoup de spectateurs ni l'ambiance dechenee habituelle mais le fait de se retrouver dans le stade le plus mytique du monde est deja incroyable en soit. A l'epoque le stade pouvait accueillir jusqu'a 200'000 spectateurs mais depuis sa renovation n'en accueille plus que 90'000. Le Bresil accueillera la coupe du monde en 2014 et la finale se jouera au Maracana. Nous avons deja pris rendez-vous avec Maria pour cet evenement. Apres le match nous sommes passe chercher Joana la soeur de Maria et sommes alle au bar favori de la famille le "Jobi". Caipirinhas, cervejas, bolinhos de bacalhao et pasteis de camarao... C'etait genial d'etre la, a Rio et de passer la soiree avec d'authentiques "Cariocas". D'ailleurs Maria et sa famille n'arretait pas de nous dire qu'on pouvait facilement nous prendre pour des cariocas avec notre look et notre bronzage. Et pour preuve plusieurs personnes m'ont interpele devant le bar pour me demander le score du match. Je repondais simplement "dois a um".
 
Pour le jour suivant Maria nous avait concocte une sortie a la plage. Nous sommes parti en voiture au sud de Rio jusqu'a la petite plage de "Prainha". Une splendide petite plage face a une reserve ecologique loin des immeubles et du bruit de la ville. Une plage de surfeurs ou nous passons la journee avec les enfants de Joana et Johnny, a manger des biscuits Globo et a jouer dans les vagues. En fin de journee nous sommes alle manger une moqueca dans le resto prefere de la famille. Joana et son mari vivent a New York et chaque annee quand ils se rendent a Rio, Joana impose a la famille une sortie obligatoire pour deguster une "moqueca de camarao molho catupiri". C'etait un delice et la vue sur la mangrove etait imprenable.
 
Pour le reste du sejour Maria etait assez occupee et pas souvent a la maison mais nous, nous avons profiter pour faire un peu de shopping et de nous ballader dans le quartier qui etait devenu un peu le notre. Malheureusement nous n'avons pas pu aller au Corcovado, tout les jours il y avait des nuages et le Christ etait a peine visible. Ce n'est pas grave car nous savons que tot ou tard nous allons revenir a Rio. Pour notre derniere soiree nous retrouvons Maria et sa famille pour un concert reggae enfume du groupe "Groundation". Le public carioca etait tres receptif et l'ambiance et le concert nous ont enormement plu. En fin de soiree nous disons aurevoir a nos amis cariocas, tristes de deja devoir les quitter mais avec la promesse de nous revoir un jour.
 
Le retour sur le vieux continent
 
Nous nous sommes rendus a Sao Paulo en avion ou nous allions passer notre derniere nuit bresilienne chez Angelo et Marcia. Angelo avait deja prevenu son concierge de notre arrivee et nous avons pu acceder a leur appartement. Angelo etait rentre un peu plus tard de son travail. C'etait excellent de le voir la chez lui alors que la derniere fois nous l'avions vu a Geneve il y a plus d'une annee. En attendant Marcia nous lui racontons quelques unes de nos peripeties et il s'etonne qu'en une annee il ne nous est rien arrive de grave. Des le retour de Marcia nous partons manger...un sushi bien evidement. Nous rentrons tres tard et leur disons aurevoir devant les portes des chambres. Eux attaquaient tres tot le matin, Marcia nous avait deja arrange un taxi pour l'aeroport. 
 
Reveil de panique, en jettant un coup d'oeil a notre itineraire de vol sur internet je vois que nos vol de Sao Paulo et celui de Madrid sont annules. je reveille Carina tout panique, elle n'en crois pas ses yeux non plus. On se met immediatement a telephoner aux compagnies aeriennes, d'abord Iberia qui nous confirme qu'on a bien ete annules de la liste mais que les vols ont toujours lieu. Etant donne que nos billets ont ete reserves chex British Airways/Qantas, ils etaient dans l'incapacite de faire le moindre changement. Nous telephonons ensuite a British Airways qui nous re-confirme cela et nous redirige a Qantas qui sont les seuls a pouvoir faire une modification. Apres une demi heure d'attente aupres de Qantas Bresil, nous appelons finalement leur agence a Geneve, la ou tout a commance. En espace de 5 minutes l'histoire etait reglee et nous avons pu etre remis sur les vols. Ouf grosse frayeur quelques heures avant le depart pour l'aeroport. En deux temps trois mouvements nous faisons nos sacs qui retrouvent leur forme d'antant. Ils pesent 25kg chacun et nous avons encore pour passe 20kg de bagages a main. Heureusement au check-in personne ne nous a rien demande et nous avons embarque sans soucis. Le dernier petit point a regler etait notre visa bresilien. A notre entree au Bresil, a Foz do Iguaçu nous n'avons obtenu qu'un visa de 40 jours et avons depasse cette limite de 4 jours. Nous quittons le pays fiche et avec une amende de 33 R$ que nous devrons payer lors de notre prochaine entree au Bresil.
 
Des notre arrivee a Madrid nous prenons un taxi pour le quartier de la Chueca ou habite notre amie Laura, rencontree il y a 10 mois en Afrique. Son concierge n'etait pas au courant de notre venue et selon le dernier e-mail de Laura elle devait rentree le meme jour que nous depuis Panama. Nous deposons nos sacs dans un local de son immeuble et partons en promenade en atandant. Au bout de quelques heures nous essayons de la joindre car nous savons a quel point Laura est tete en l'air. Effectivement Laura repond a son telephone ce qui a immediatement prouve qu'elle n'etait pas dans l'avion en provenance de Panama et me dit toute contente qu'elle est au Mali. Sacree Laura elle nous a un jour dit qu'elle ne repond a son courrier electronique que quand elle rentre de soiree completement bourree, en voici la preuve. Elle s'excuse milles fois et appelle immediatement son concierge pour qu'il nous remette les cles de l'appartement. Elle nous dit qu'elle rentrera bien apres notre depart de Madrid et nous dit de profiter de l'appartement et de faire comme a la maison.
 
Alors nous voici a la Chueca, notre quartier prefere de Madrid, dans le superbe duplex de Laura ou nous nous remettons peniblement a l'heure europeenne. Nous sommes deja aller manger dans notre resto favorit le Bazaar et avons retrouver nos marques dans les rues de la Chueca.
 
Dans deux jours nous rentrons a la maison...
3/2/2009

Bresil - Iguaçu a Salvador

Avant de nous rendre au Bresil, nous avions pour plan de faire un petit passage par le Paraguay. Mais a la vue du prix du billet de bus et surtout de la duree du trajet (quelques 18h), nous avons finalement opte pour un vol direct Buenos Aires - Iguaçu qui coutait le meme prix que le billet de bus pour le Paraguay. Nous avions decide des notre sortie de l'aeroport de nous rendre directement au Bresil. Facile de quitter l'Argentine, le bus attend que vous fassiez vos formalites de sortie a la douane, mais du cote du Bresil, il faut descendre du bus, aller se faire tamponer le passport et attendre le prochain bus, 1h plus tard. A notre arrive a Foz do Iguaçu, nous nous sommes fait aborder par un type de l'office du tourisme qui nous a gentillement aide a trouver une pousada en ville.
 
Foz do Iguaçu
 
Cette petite ville etait ideal pour explorer les chutes d'Iguaçu du cote du Bresil et d'Argentine. Nous n'avions pas envie de changer de nouveau d'hotel au bout de 2 jours, et il est tres facile de passer du Bresil en Argentine pour la journee. De plus nous en avions un peu marre de l'Argentine et recherchions plus d'exotisme. Parfait nous l'avons tout de suite trouve au Bresil, rien qu'avec le "cafe da manha" - le petit dej bresilien, les rodizios - les grillades a volonte et la bonne biere bien fraiche. Maria, nous avons bu beaucoup d'Antartica a ta sante.
 
Le team de la pousada etait tres sympa et extremement serviable, ils nous ont donne toutes les indications pour aller voir les chutes. Nous sommes d'abord alle les voir du cote Argentin. La bas, il y a des sentiers pour voir les chutes de dessous, de dessus, de cote de tres pres et de loin. Le parc est une machine tres bien rodee, il y a des touristes par millier tout les jours. Il faut une longue journee sous le soleil pour parcourir tout le parc qui est vraiment tres beau. Le plus impressionant est la "Gorge du diable" ou vous vous retrouvez au dessus du goufre dans un vacarme d'enfer. Pour y arriver il faut d'abord prendre un petit train et ensuite emprunter une longue passerelle au dessus de la riviere. En cours de route nous avons vu un petit cayman, des tortues et plein de coaties qui etait a la recherche de nourriture. Il ne fallait surtout pas avoir quelque chose a manger dans son sac sinon ces petites betes vous grimpaient dessus et fouillaient dans votre sac.
 
Du cote Bresilien, la partie du parc pouvant etre visitee est nettement plus petite que du cote Argentin. Parcontre la foret du parc est une enorme reserve naturelle inscrite au patrimoine de l'UNESCO. De ce cote, il y a une vu imprenable sur l'ensemble des chutes. A 180° il y a des chutes partout. Il est aussi possible de se retrouver tres pres des cascades, de sentir la puissance de l'eau et surtout de prendre une bonne douche. Et que cela fait du bien sous un soleil de plomb. Nous avons prefere la visite du cote Bresilien, ca faisait moins touristique et moins parc d'attractions. Le gros business du parc est de voir les chutes depuis un helicoptere ou alors de s'engouffrer dedans a bord d'un bateau. Nous n'avons tente aucune de ces experiences. On voulait juste profiter de nous piquer une tete dans la riviere du cote Argentin, mais le jour de notre visite, l'acces a la plage etait interdit a cause du bas niveau de l'eau. Iguaçu, nous avons adore et on vote OUI a Iguaçu comme une des 7 nouvelles merveilles de la nature.
 
Morretes, Antonina et Ilha do Mel
 
Notre prochaine destination etait le litoral de l'etat du Parana. Nous nous sommes rendu a la ville de Curitiba avec un bus de nuit. Curitiba est une ville sans aucun interet mais un passage oblige pour visiter le litoral qui se trouve a une centaine de kilometre. Depuis Curitiba nous avons pris un train pour nous rendre a la petite ville de Morretes. Le trajet en train a travers la foret atlantique ainsi que la petite ville de Morretes devaient etre soit disant a couper le souffle. Bon, en Suisse les trains ca nous connait et cette ballade la n'avait rien de spectaculaire, finalement on a peur qu'aucune des ballades en train en Amerique du Sud ne soient vraiment spectaculaires. Celle du Machu Picchu devait l'être aussi... La petite ville historique de Morretes ne degagaient pas autant de charme que predit. En fait les deux attractions sont de bons attrape-touristes et nous en avons fait partie. De plus on nous vantait les delices culinaires de la region, nous avons donc goute au fameux "barreado" une sorte de pot au feu cuit dans une marmite de terre cuite. Bof, on a pas trop aime le gout et on s'est rabatu sur le poisson frit et les crevettes.
 
Nous avons de loin prefere la petite ville portuaire d'Antonina. C'est exactement comme ca que l'on imaginait le Bresil. La ville avait un charme fou avec toutes ses maisons coloniales aux couleurs pastels, ses petites ruelles calmes et sa population non-chalante. Durant notre sejour nous sommes reste dans une chouette petite pousada bien tranquille en pleine foret a mi-chemin de Morretes et Antonina. Tout les matins les proprios nous servaient un succulent petit dejeuner directement sur la terrasse de notre petit bungalow. Une foret tropicale, des fleurs exotiques et des colibris de partout, seul bemol les moustiques voraces.
 
Depuis la nous avons rejoint en bus Pontal do Sul d'ou nous avons pris le bateau pour "Ilha do Mel", l'Ile du Miel, quel joli nom... Nous etions surpris de voir que notre capitaine de bateau etait un jeune garcon d'une quinzaine d'annees mais qui se debrouillait a la barre comme un vrai. Nous sommes restes cinq jours sur place a nous relaxe dans un hamac. Malheureusement nous n'avons pas eu tout les jours beau temps mais avons quand meme reussi a prendre un sacre coup de soleil lors de notre ballade de plage en plage... aie aie aie. Le "cafe da manha" est toujours aussi delicieux, beaucoup de fruits, jus de fruit, pain frais, jambon, fromage et gateau. Quand on y repense un peu, a Timor Leste le petit dej etait une simple tasse de cafe et un tout petit morceau de pain. Carina a immediatement accroche avec la "Telenovela" du soir..."Caminho das Indias". Tout les soirs apres le telejournal afalee sur le canape, elle squattait la tele de la pousada. L'ile offre de superbes plages et limite son acces a 5000 personnes, aucune plage n'est jamais bondee, elles sont meme presque toujours desertes. Sur l'ile se trouve un phare, "Farol das Conchas" qui existe depuis l'epoque des premiers colons portuguais et est toujours en fonctionnement et guide les bateaux jusque dans la baie de "Paranagua". Il y a aussi la forteresse de notre Dame Des Plaisirs, a "Fortaleza de Nossa Senhora dos Prazeres" construite vers 1766 pour proteger le Paranagua des invasions des troupes espagnoles. La forteresse a subie une restauration lui rendant sa splendeur d'antant. Sur l'ile nous avons tres bien mange, surtout du poisson, des "moquecas de camarao" un plat typique de la region de Bahia cuisine avec du lait de coco, de delicieuses tartes au "maracuja", fruit de la passion et evidement des Caipirinhas!!! Que demander de plus?
 
En quittant l'ile on repasse vite fait par Curitiba pour prendre le bus en direction de Sao Paulo d'ou nous avions un vol pour Salvador da Bahia. On devait normalement passe trois jours a Sao Paulo en compagnie d'Angelo et Marcia. Angelo est un ami de Geneve parti il y a maintenant 3 ans travailler au Bresil. Sauf que Angelo a du se rendre a Geneve pour le travail et notre plan est tombe a l'eau. Alors nous avons fait un bref arret d'une nuit chez eux. Marcia a ete adorable de venir nous recuperer avec nos gros sacs en plein centre ville et de nous enmener deguster un delicieux sushi. Obrigadão Marcia!!! On a laisse chez eux le gros de nos affaires et sommes partis aleges pour notre dernier mois d'aventure.
 
Salvador da Bahia - Fevereiro e Carnavaaaaaaaal !!!!!
 
Aaaaah Salvador! Que c'est beau, une ville chargee de culture africaine qui joui d'un panorama idilique sur la "bahia de todos os Santos", la baie de tout les saints. Des notre arrivee a l'aeroport, les odeurs de la cuisine africaine nous titillent les narines. Un petit stand vend des "acaraje" des boules de farines de manioc frites et farcies de crevettes et de sauce. En attendant le bus pour nous ramener en ville, on devore un acaraje. Mais le bus ne vient pas et au bout d'une heure une bresilienne prend les choses en main, arrete un mini-van et s'arrange pour nous faire transporter jusqu'au centre ville. Tout est deja pret pour le Carnaval, les "camarotes" les gradins VIP sont deja monte sur le parcours, les boutiques barricadees et les rues decorees. Nous sommes les derniers a etre depose a la "Praça Castro Alves" pile poil devant la rue de notre pousada ou nous allons reste plus d'une semaine. Au Bresil durant les fetes du Carnaval, les hotels se reservent par paquet. Il faut obligatoirement prendre une semaine au prix Carnaval, c'est a dire 3-4 fois, si ce n'est 5, le prix normal. Et peu importe le prix pendant le Carnaval tout est complet.
 
Nous avons decide de reste au "Pelorinho", le centre historique de Bahia. Beaucoup de gens preferaient s'installer a "Barra" pour etre sur le parcours principal en bord de mer au pied du "Farol da Barra". Mais cette partie de la ville est tres moderne, durant le Carnaval barricadee par les gradins VIP et les plages sont inondees de detritus et impropres a la baignade. Soit disant dangereux et eloigne des Fetes principales, le Pelorinho est ce qu'il y a de plus beau a voir a Bahia. Nous avons profite de flaner dans les ruelles du "Pelô" comme on l'appelle par ici, une breve acalmie avant la "Folia" du Carnaval. Le Pelorinho est l'un des plus beau, si ce n'est le plus bel exemple de l'architecture coloniale en Amerique du Sud. Des superbes demeures ayant appartenues aux riches familles de negriers merveilleusement restaurees et reconverties en boutiques, galeries d'art, pousadas et cafes-restaurants. Le petit resto "J&K" et sa terrasse qui deborde dans la ruelle, toujours anime avec son groupe de musique live a ete notre grand coup de coeur...miam miam les "camarão ao alho", crevettes a l'ail. Le Pelô a ete decore au couleur bleu et blanc des "Afoxes" les africains de Bahia. La communaute la plus importante est celle des "Filhos de Gandhi" qui compte pres de 10 miles membres. Cette annee la communaute fetait ses 60 ans de paix et a fait plusieurs defiles pacifistes durant le Carnaval. Une marree de fils de Gandhi tout de blanc vetu inondait les rues de Bahia.
 
Le Carnaval a Salvador c'est: des "trios electricos" defilants avec leur "bloco" et trainant avec eux une foule immense de fans. Un trio electrico est un char de musique atteignant jusqu'a 30m de long. Autour du trio l'espace limite par une corde tenue par une centaine d'hommes s'appelle le bloco. Durant le Carnaval il y a simultanement 3 circuits dans la ville sur lesquels defilent une bonne trentaine de trios, cela fait une centaine de trios par jour. Chaque trio est accompagne de 3-5 miles personnes a l'interieur du bloco et autour se trouve les "foliões pipoca", les fetards popcorn car dans cette foule on est vraiment aussi serre que des popcorns! Bref en tout et pour tout il peut y avoir entre 1.5 a 2 millions de personnes faisant la fete en meme temps dans les rues de la ville. Le Carnaval de Salvador est inscrit au Guinness Book des Records comme la plus grande fete de rue de la planete.
 
Pour acceder au bloco il faut acheter le t-shirt pour le jour de votre trio favorit. Les prix varient de 50 a 500 francs! Soit disant qu'a l'interieur du bloco il y a plus de place et de securite que dans la foule. Pour notre premiere soiree et histoire d'avoir une idee du parcours de Barra nous avons achete un t-shirt pour un bloco a 50 francs. Malgre la securite il y a quand meme eu foule et quelques bagares a l'interieur de notre bloco mais l'avantage c'est de pouvoir monter sur le trio et d'admirer la foule depuis en haut. Wouahhh c'etait incroyable et pourtant c'etait pas la meilleure soiree ni la plus peuplee. Nous avions hesite de prendre une soiree dans un "camarote", un gradin VIP mais quand on a vu les prix pouvant aller jusqu'a 2000 francs la soiree on a vite change d'avis, de plus dans les camarotes personne ne danse et tout le monde regarde passivement defiler les trios. Pour assurer au mieux la securite de tout les fetards la ville a mis en place un important bataillon de quelques 20 miles policiers. On les a vu a l'oeuvre et ils etaient plutot efficaces. Les fauteurs de trouble, les bagareurs, les voleurs sont vite maitrises et embarques au poste.
 
Les jours suivants du Carnaval nous avons fait parti des foliões pipoca, c'etait bien plus drole et on faisait vraiment parti de la fete. Nous nous sommes deplace d'un parcours a l'autre en fonction du programme qui nous interessait. Carina pour son plus grand bonheur a pu voir sa star favorite Ivete Sangalo 4 jours de suite sur les 2 principaux circuits. Et elle l'a vu de tres tres pret, on a pu suivre son trio et transpirer avec la foule qui l'accompagnait. Durant le Carnaval les artistes se surpassent et offrent un show extraordinaire. Chaque artiste est accompagne de ses musiciens et l'ensemble du trio est decore sur un theme. Les artistes offrent un concert au plus pret de leur publique durant 5-6 heures d'afilee chaque soir du Carnaval. Quelle performance! Souvent le dernier soirs les artistes n'ont presque plus de voix et invitent les choristes a chanter avec eux. De toute facon tout le monde connait les chansons par coeur et cette annee "Cadê Dalila?" et "Beijar na boca" ont ete les plus grands succes. "Beijar na boca" de l'artiste Claudia Leitte a remporte le titre de la chanson du Carnaval 2009 alors qu'Ivete Sangalo a ete sacree meilleure chanteuse. Daniela Mercury immense star bahienne et connue internationalement defilait sur un trio hors norme et offrait chaque soir un spectacle epoustoufflant. Son trio etait sur trois etages. Sur le premier il y avait les haut-parleurs, sur le second les musiciens et sur le toit Daniela, ses invites et ses energiques danseurs.
 
Un des soirs nous avons aussi assite au depart de la bande "Olodum" depuis leur maison mere au sein du Pelô. Cette annee ils fetaient leur 30 ans d'existence. Plusieurs centaines d'hommes tapaient sur leurs tambours et faisaient vibre nos corps dans un boum boum assourdissant. L'atmosphere se degageant avait quelque chose d'envoutant. Tout les musiciens, danseurs et fans etaient aux couleurs d'Olodum, vert, jaune et rouge. Nous les avons suivis depuis leur depart du Pelô et ensuite sur le parcours "Osmar". A un moment il s'est mis a pleuvoir et le chanteur accompagnant les tambours assourdissants a entone "Pode deixar chover, pode deixar molhar, só saio dessa zorra quando o Olodum passar!", ce qui veut dire "Qu'il pleuve, que je sois mouiller, je partirais de la quand Olodum sera passe!". La chanson a ete parfaitement choisie et les musiciens lui ont rendu son appel et ont tape sur leurs tambours encore plus fort. Ce moment a ete magique et indescriptible, on en a eu la chair de poule et ce n'etait pas du a la pluie. Cet instant restera grave a jamais dans nos memoires de folião pipoca.
 
Nous avons passe une semaine de "folia" a Salvador. Malheureusement il a plu presque tout les jours mais cela n'a pas empecher le deroulement du Carnaval bien au contraire. Biensur on parle d'une pluie tropicale qui est toujours la bienvenue par une chaleur etoufante. Pour nous, le melange pluie et ventilateur ne nous a pas fait le plus grand bien, en effet on a eu un coup de froid et maintenant on est bien enruhmes. Salvador, il faudra y revenir en dehors du Carnaval car la ville est splendide, les plages paradisiaques et la nourriture parfumee.
 
Depuis Salvador nous continuons en bus de nuit notre route vers le Nord...
2/1/2009

Argentine - Le vin, la viande, le tango

 
Nous nous sommes rendu compte durant les deux mois passes en Amerique du Sud que nous nous etions un petit peu emballe sur notre parcours du continent Sud Americain. Nous avions pour idee d'aller visiter la Terre de Feu, observer les colonies de pingoins et de lions de mer et de voir les glaciers avancer sur la mer. Mais a notre entree en Argentine un panneau affichait Ushuaia a 5500km. Cela nous a confirme notre changement de programme. Nous n'allions probablement pas descendre plus bas que Buenos Aires. Ce n'est pas que ce ne soit pas faisable mais en 3 semaines on risquait surement de passer plus de 2 semaines dans les bus. Terre de Feu sera pour une autre aventure.
 
Au depart de la Bolivie nous ne nous attendions pas a ce que ce passage de la frontiere devienne un parcours du combattant. A la frontiere Bolivienne il y avait deux files d'attente, une pour l'entree dans le pays et l'autre pour la sortie. Nous nous mettons dans la file et quelques minutes plus tard un officier passe et nous demande si on sort ou si on rentre dans le pays. Etrange, nous sommes dans la file qui se trouve a la sortie du pays juste avant la frontiere et donc nous pensions etre dans la bonne file. En fait nous nous trouvions dans la file pour l'entree dans le pays et les deux files etaient inversees ce qui causait beaucoup de confusion. Alors on se place dans la bonne file et on passe un long moment a patienter afin d'obtenir les tampons de sortie dans nos passports.
 
Nous esperions que du cote Argentin la procedure allait etre plus rapide mais cela nous a pris deux fois plus de temps pour entrer en Argentine. On pouvait voir tout au long de notre attente les files d'entree et de sortie des deux pays s'allonger indefinement. Au final, il nous a fallu 4 heures pour ce passage de frontiere, le pire et le plus long qu'on ait jamais fait. Passport en main nous foncons en taxi attraper un bus pour la ville de Salta, qui se trouve a 7 heures de la frontiere.
 
Salta et les delicieuses salteñas
 
Cette nouvelle journee de bus a carrement acheve notre dos. Sur les 7 heures de trajet le bus a ete arrete 3 fois par la police qui cherchait de la drogue. Cela prenait a chaque fois 20 bonnes minutes pour que tout le monde descende du bus, que le chien renifle les bagages et que certains soient fouille. A l'office du tourisme de Salta on nous annonce que la plupart des hotels sont plein et qu'il va etre extremement difficil de trouver un logement pas cher. Deux touristes argentins nous disent qu'ils logent dans un chouette backpacker pas trop cher et vu que cet office du tourisme n'etait d'aucune utilite, nous decidons de les suivre. Malheureusement pour nous l'hotel n'a pas de chambres disponibles. Simona s'installe tout de meme dans un dortoir. Sur les conseils de la patronne, nous allons voir d'autres hotels dans le coin. Pour finir nous trouvons carrement un petit appartement a louer pour le meme prix que des chambres dans d'autres hotels. Epuises, fatigues, lessives, nous nous y installons pour 4 jours pour recuperer de ses deux longues journees de bus.
 
Apparement Salta etait la ville ideale pour notre repos, 2'000m d'altitude en moins et du grand soleil. Nous avons jeter toutes nos affaires chaudes au sale et remis nos affaires d'ete, nos havaianas au pieds, nous nous sentons revivre. Le premier soir nous allons au resto avec Simona et commandons une "parillada" le plat typique argentin, differentes sortes de viandes sur un grill. Des saucisses, du boudin noir, des steaks, des ribs et des morceaux de viandes de provenance inconnue... cela sentait tres bons. Au fil du repas nous avons appris que les morceaux de viandes inconnus etaient en fait des reins, des bouts d'intestin et le top...des bouts de pie de vache! Ca a carrement coupe l'appetit de Simona, elle en etait toute retournee. Pour une fille de fermier manger des pies de vache c'est quand meme un comble. Pour le reste de notre sejour, nous avons passe notre temps a nous ballader en ville, a manger de delicieuses "salteñas" (empanadas) au marche local. On a beaucoup profite de notre petit appartement a nous prelasser sur le canape devant la tele en regardant "Two and a half men", "la comedia la mas vista de toda Latinamerica". C'est la qu'on se rend compte que le confort de notre appartement commence vraiment a nous manquer. Apres 10 mois de voyage on ressent le besoin d'avoir un "chez nous".
 
Salta est une jolie ville avec sa belle place centrale bien proprete, ses magasins design et ses restos chics. Cela nous fait un sacre changement compare a la Bolivie et annonce un tournant dans notre voyage, a partir de maintenant l'exotisme et l'aventure sont pratiquement finis. L'Argentine c'est un peu l'Europe, un melange d'Espagne et d'Italie, les visages indigenes sont rares, les voitures sont majoritairement de marque europeenne et la nouriture tres orientee pates et pizza. Autre chose et pas des moindre, par rapport au Peru et a la Bolivie, l'Argentine coute 2 fois plus cher. Notre budget pour la fin de ce voyage s'annonce tres serre.
 
Cafayate
 
Nous partons de Salta pour la petite ville viticole de Cafayate ou jamais rien ne se passe. La ville n'a qu'une dizaine de milliers d'habitants et possede une bonne douzaines de "bodegas". On se rend aussi plus compte de la specificite de l'espagnol d'Argentine. Ici tout les "y" ou "ll" sont prononcer "ch". Cela donne par exemple, CafaCHate, poCHo, desaCHuno, ¿como se CHama?, un poco mas aCHa, etc. Une autre chose assez typique des Argentins est qu'ils ne peuvent pas se passer de leur fameux "mate", the aux feuilles de houx, typique d'Argentine. Ils se balladent toujours avec leur termos, leur "mate" et leur "bombilla" que ce soit chez eux ou a l'etranger. Nous avons pu en voir un grand nombre en Bolivie.
 
Le paysage jusqu'a Cafayate etait splendide, nous avons passe par de grandes plaines couvertent de cactus, des canyons et des montagnes aux couleurs surrealistes. La petite ville se trouve aux pieds des Andes et son micro climat permet de produire de bons vins dont le vin blanc regional, "Torrontes". Nous avions reussi a trouver un endroit assez sympa pour dormir et notre sejour etait tres tranquille. Degustation de vins, apres midi a la piscine, d'inombrables glaces au dulce de leche et au Torrontes, rien de tres excitant mais qu'est ce que cela fait du bien de se la couler douce.
 
La region de Mendoza
 
Nous avions choisi Mendoza pour feter mes 30 ans. Ahhhhhhh, et oui j'y suis, et de 30! Accros au bon vin, c'etait la bonne destination pour nous.
 
Pour rejoindre Mendoza nous avons opter pour un bus de nuit. Cela nous a permis de dormir un peu et de ne pas perdre une journee en transport. En arrivant a Mendoza c'etait dimanche tout etait calme, tout etait ferme et la plupart des hotels n'avaient pas une chambre a disposition! Mendoza est mondialement connue pour ses vins et on se faisait une joie de pouvoir en deguster. Petit probleme, la plupart des vignes se trouve a 20-30km de la ville. C'est pourquoi nous partons pour le petit bled de Chacras de Coria et nous nous installons dans une Posada de luxe, "Borravino" pour 2 nuits.
 
Les 30 ans ca se fete alors on se renseigne sur les restaurants gastronomiques du coin. Par chance on nous trouve un super plan apparament "increible!" Et effectivement le restaurant etait vraiment "INCREIBLE". Nous avions une piece privee rien que pour nous deux. La piece etait superbement decoree et au milieu se trouvait une table couverte de delicieux petits plats a manger. Le serveur nous explique que cela n'est que l'entree et que 3 autres plats chauds suivrons ainsi que le dessert. Il debouche une bouteille de leur propre vin et nous laisse deguster toutes les bonnes choses presentes. Nous avons passe un bon moment a table et avons aprecie 2 bonnes bouteilles de leur excellent vin.
 
Buenos Aires, la capitale du Tango
 
Nous avons encore pris un bus de nuit pour rejoindre Buenos Aires. Nous avons decider de poser nos sacs pendant une dizaine de jours et avons opter pour la location d'un appart qui finalement revenait au meme prix qu'une chambre dans un hotel. Tout avait ete reserve d'avance, la proprio et la responsable de l'agence nous attendaient pour signer le contrat et nous remettre les cles. Nous voila donc dans "notre" petit appart a Buenos Aires.
 
Quand on parle de l'Argentine on fait souvent reference au Tango. Les differentes regions de l'Argentine possedent leur propre musique folklorique. Mais le Tango, sa musique, sa dance et toute sa culture ne sont specifique qu'a Buenos Aires. Buenos Aires est une megapole et chaque quartier a son propre charme. Il y a le centre ville autour de l'Obelisque, avec ses commerces, ses grattes ciels et ses larges avenues, les anciens docks du Puerto Madero avec leurs bars et restos branches qui forment la vie nocture porteña, San Telmo, son marche aux puces du dimanche et ses danseurs de Tango, Palermo, sa zone residentielle chique et ses boutiques nouvelles tendances, Recoleta, tres sophistique avec ses espaces verts et son riche patrimoine historique et culturel.
 
Pour notre part, nous avons simplement vecu a Buenos Aires. Nous n'avons rien fait d'exceptionel, n'avons pas joue aux touristes mais avons avant tout cherche la tranquilite. Et etant donne que nous nous sommes pas tres musee, nous avons passe notre temps a nous balader, manger, dormir, regarder la TV, cuisine, flane dans les marches. Nous nous sommes cree notre petite vie a nous, avec nos petites habitudes, notre super marche, notre marchand de fruits et legumes...vous devez trouver ca surement aberant que l'on soit a l'autre bout du monde a mener une vie de citadin, mais nous, c'est tout ce dont on avait reellement besoin. Ca nous a fait un bien fous.
 
Nous avons pris le temps de realise ce que nous avons accompli durant notre voyage et surtout ce qui nous attend d'ici 2 mois a Geneve. Et oui le temps passe vite, et on se rend compte que notre voyage arrive gentillement a sa fin.
 
Heureusement il reste encore le Bresil, le Carnaval de Bahia, Rio...
1/15/2009

La Bolivie


Passage d'un enieme poste de frontiere, un enieme tampon dans le passport et nous rentrons en Bolivie en longeant le lac Titicaca. Le bus nous depose au bord de la route dans la petite ville de Copacabana...non, on est pas encore au Bresil...et il n'y a rien qui se passe. Pas un taxi a l'horizon, on fini par marche avec nos sacs et quelques metres avant un hotel un taxi nous demande si on veut se faire depose quelque part. Donc notre premiere impression de la Bolivie a ete que c'etait tres tranquil et que les gens ne se bouscule pas pour se faire de l'argent.

Copacabana - Isla del Sol

Une enieme fois nous deposons nos sacs dans un hotel pas terrible et partons a la chasse pour trouver une meilleure chambre a un bon prix. En fin de compte nous faisons comme ca le tour de la ville. Pour finir nous trouvons une bonne chambre a l'hotel Colonial, au dernier etage (genial, avec nos sacs a dos de 20kg, c'est sympa de monter 4 etages!), mais la vue sur le lac en valait vraiment la peine. Copacabana a un potentiel touristique enorme, un super spot au bord du lac, si on avait eu de l'argent on aurait surement achete quelques milliers de metres carres de terrain. Nous n'avons rien fait de special a part de nous balader et de manger, observer un mariage en pleine rue, etc. L'hotel nous a annonce qu'il fallait qu'on quitte notre chambre plus tot que prevu alors on decide de passer la derniere nuit sur l'Ile du Soleil - Isla del Sol. Les services touristiques pour cette fameuse ile s'arretent au simple transport, une fois sur l'ile il faut trouver ou dormir et ou manger.

L'ile est connue comme le berceau de la civilisation Inca. En effet selon le mythe le plus rependu, le dieu createur Viracocha a eu deux enfants Manco Kapac et Mama Ocllo qui auraient emerges des eaux du lac pour creer Cuzco et la dynastie Inca. Mais sur l'ile il n'y a ni guide ni explications sur les coins a voir. Un peu dommage en sachant que beaucoup de Boliviens considerent cette ile comme sacree. Cela prouve de nouveau que les Boliviens ne sont pas vraiment presses a gagner de l'argent. Bref, nous profitons d'un couche de soleil, d'un bon cafe et de la rencontre de Pepito le burrito. Nous degustons une enieme truite fraichement preparee par une gentille famille de l'ile. Le lendemain nous revenons a Copacabana et montons dans le premier bus local pour La Paz.

La Paz - La ciudad donde no hay paz

La ville ou il n'y a pas de paix est aussi la capitale la plus haute au monde, un enieme record d'altitude. Nous arrivons a La Paz par une journee de pluie, pas un taxi veut nous deposer a l'hotel a l'exception d'un qui finalement a mi-parcours, nous demande gentillement de continuer notre chemin a pieds car toute la ville est bloquee a cause de la Feria de Noel. Une enieme fois, nos sacs de 20kg sur le dos, nous partons sous la pluie a la recherche de notre hotel. Tellement nous en avions marre de porter nos sacs, que nous avons passer devant l'hotel sans meme le voir. Nous avions reserver nos nuits dans un backpacker super sympa avec vue sur la ville et biere fraiche fabrication maison. Malheureusement, a cette periode de l'annee la vue sur les montagnes eneigees qui entourent la ville est limitee voir presque nulle a cause de toute cette maudite pluie. De plus la ville en elle meme n'a aucun charme et ne possede que quelques rares batiments coloniaux. Heureusement qu'il y a la Feria de Noel ou on se regale de milles et unes "cochoneries locales".

Notre plan etait de passer Noel et Nouvel An a La Paz et entre deux d'aller faire un tour de 5-6 jours dans la jungle du Parc National de Madidi. Mais cette maudite pluie nous a fait tout annuler. Il est tres difficile d'observer les animaux en saison des pluies et les vols sont souvent annules pour cause de mauvais temps. Heureusement il nous restait la biere "Saya" et la bonne ambiance du "backpacker Adventure Brew". Pour la soiree de Noel l'energique equipe de l'hotel a organiser un succulent repas avec biere a volonter et un excellent jeu du "Pere Noel le plus rapide". Le but etait de descendre 4 etages, un cadeau a la main, jusqu'a la reception et de boire une biere. Ensuite de remonter a nouveau les 4 etages toujours avec le cadeau a la main, de boire une autre biere et une fois celle ci terminee de dire "Hoh hoho!". Cela semble simple mais a 4'000m d'altitude, c'est une autre affaire. Cependant il y a toujours des phenomenes de la nature, des vrais pro qui reussisent cet exploit en 52 secondes! J'ai tente l'experience, a 40 sec. j'etais deja en train de remonter les etages et j'ai cru avoir une petite chance mais la deuxieme biere a eu raison de moi. Il m'etais impossible de la descendre cul sec avec le manque de souffle. Tout le monde s'est bien marre. Au final j'ai fais 1min. 40sec., bien pire que la plupart des filles! Carina n'a pas jouer, rien que de monter les escaliers en marchant il lui fallait 2 minutes pour s'en remettre. Le soir suivant il y a eu la remise des prix et a ma grande surprise j'ai remporte le prix du Pere Noel le plus lent! Par contre tout le monde etait jaloux de mon prix car il etait aussi le meilleur, un pass pour une soiree de biere a volonte. Ce que la sympathique equipe de l'hotel n'avait pas compris etait que si je n'etais pas capable de boire rapidement, je pouvais par contre boire beaucoup. A la fin ils m'en on un peu voulu d'avoir bu une dizaine de bieres a l'oeil.

Nous avons aussi fait la rencontre d'un couple de Hollandais qui eux passaient leur troisieme semaine a La Paz non pas parce qu'ils aiment bien la ville mais parce qu'ils ont ete tres malades. En trois mois de voyage ils ont perdu plus d'un mois pour cause de maladie. C'est la que nous nous rendons compte de notre chance, nous n'avons eu aucun gros soucis de sante nous obligeant a nous arreter plusieurs semaines au meme endroit. C'est comme ca que se termine notre aventure a La Paz. Le lendemain nous partons a bord d'un bus lit nocturne en direction de Sucre, l'autre capitale de la Bolivie.

Sucre - La ciudad blanca

Le changement de climat a ete radical et nous en avions bien besoin. A Sucre il fait bon, il y a plein de soleil, le marche regorge de delicieux fruits ou on peut aussi manger des succulents "choripan" du bon chorizo cuit avec un pain frais. La ville est splendide. Cela nous suffit pour nous remonter le moral et nous faire rester 6 jours sur place et y passer le Nouvel An. Sucre est la deuxieme capitale de la Bolivie et est sa capitale legale alors que La Paz est la capitale ou siege le Gouvernement. La ville est classee au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Le centre ville ne possede que des batiments coloniaux tous peints en blanc ce qui donne un aspect et un charme unique a cette ville. De nouveau il y a plein de batisses a vendre toutes magnifiques mais notre budget lui se reduit comme peau de chagrin. Il n'y a quasiment aucune activite touristique dans le coin alors on passe notre temps a flaner en ville, a prendre des photos et a apprecier les bons rayons de soleil sur un banc de la place centrale, enfin surtout Carina. Au soleil elle revit et est bien de meilleure humeur. Oui moi aussi je t'aime...

Pour le soir du Nouvel An la ville a organise un vrai evenement et en meme temps fetait le bi-centenaire du mouvement pour l'independence des colonies espagnoles. Beaucoup de gens clament que Sucre a ete l'epicentre du mouvement de liberation. Double evenement a feter donc la ville a mis les bouchees doubles et pour notre plus grand bonheur nous avons assister a un super beau spectacle. Concerts de musique durant toute la nuit et un feu d'artifice interminable juste au dessus de nos tetes.  Nous avons fini notre soiree dans un bar a boire des "Mega Cuba Libre". Depuis le temps que nous en revions, nous avons enfin passer un Nouvel An ailleurs qu'a Geneve et quel Nouvel An!

Notre nouvelle annee commence bien, notre nouvelle sous-locataire nous annonce qu'elle aussi desire quitter l'appartement plus tot que prevu, affaire a suivre...

Potosi

Durant l'empire espagnol la ville de Potosi etait extremement riche et etait aussi la ville la plus peuplee de toute l'Amerique Latine, plus de 200'000 habitants. Les mines d'Argent du "Cerro Rico" ont fait la richesse de la couronne espagnole. La ville a ete tres prospere jusqu'a ce que d'autres mines plus abondantes aient ete decouvertes ailleurs et Potosi est tombee dans l'oubli. La ville a echape de justesse a une extreme pauvrete grace a la decouverte de l'etain dans ses mines. Aujourd'hui les batiments coloniaux sont en piteux etat, et meriteraient une bonne restauration. Potosi tout autant que Sucre est inscrit a l'UNESCO. Les mines du Cerro Rico continuent a etre exploitees pour differents metaux. D'ailleurs une des principales activites touristiques est d'aller visiter les mines et d'observer les mineurs a leur penible travail sous-terrain. Encore une fois les mauvaises conditions meteo ne nous ont pas permis de visiter les mines, en plus c'etait dimanche. Pour info Potosi est la ville de sa taille la plus haute au monde et possede aussi le restaurant tournant le plus haut au monde. Notre seule activitee touristique a ete de visiter la maison de la monnaie. La pluie incessante nous a fait fuir la ville en direction de Uyuni. Au long du trajet le bus est passe par un decors splendide, nous en avons eu pleins les yeux mais pas de photos.

Le "Salar de Uyuni"

Comme je l'imaginais, la ville d'Uyuni avait un aspect farwest, il ne manquait plus que les cowboys. Sans aucun charme et pleine de poussiere la ville sert sourtout de base pour la decouverte du Salar - Lac Sale. Le Salar d'Uyuni est le lac sale le plus grand et surtout le plus haut du monde, un autre record d'altitude. Nous avions pour plan de faire un tour organise de 4 jours qui se terminait dans la ville de Tupiza pas tres loin de la frontiere avec l'Argentine. Vu les prix excessif demande pour ce tour, nous avons opte pour le tour simple de 3 jours avec un retour sur Uyuni. A l'agence on nous previent qu'on ne pourra pas aller a "Isla del Pescado" et qu'on ne pourra pas traverser le lac sale a cause de la pluie...encore cette maudite pluie! Ici il ne pleut pas mais c'est quand meme la saison des pluies et l'eau doit bien finir sa course quelque part et donc la fini dans le lac. Cela rend apparement le tour tres dangereux et les voitures ne s'aventurent pas tres loin sur le lac.

Le premier jour du tour nous faisons connaissance avec l'energique Simona et trois Allemands tres discrets avec qui nous partageons le 4x4. En fait dans la voiture nous sommes 8 personnes, Juan le chauffeur, Magda la cuisiniere et 2 rangees de trois personnes. Le tour nous enmene tout d'abord au "Cimetiere de Trains" qui se trouve juste a l'exterieur de la ville. Le lieu est incroyable, le cimetiere possede un nombre impressionant de locomotives a vapeur. Il fait grand beau, les couleurs sont superbes, le declencheur de notre appareil n'arrete pas de mitrailler. Nous remontons a bord du 4x4 et partons cette fois ci pour le "Salar". En route nous faisons une halte au village de Cochane ou on nous explique l'exploitation du sel. Une fois sur le "Salar", nous nous rendons compte de l'enormite de la chose. L'eau rajoute un effet miroir assez spectaculaire, tout est dedouble, tout est encore plus grand. Il est juste dommage que nous ne puissions pas nous eloigner d'avantage vers l'infiniment blanc du "Salar". Apres une bonne seance photo nous repartons pour Uyuni et chargeons nos affaires a bord du 4x4 et partons en direction du logement pour la premiere nuit. Catastrophe, bien qu'on soit arrives les premiers, on nous file la pire chambre et il n'y avait quasiment pas d'eau a la pension alors qu'on nous avait promis qu'il y aurait meme une douche. On engueule un coup notre chauffeur Juan qui nous promet de se rattraper pour la nuit suivante. Pour le dinner, on se fait servir des pates bolognaise par Magda notre cuisiniere.

Le deuxieme jour apres un bon petit dejeuner, nous partons pour voir des lagunes, des paysages desertiques aux couleurs ireelles, des flamants roses par milliers. Dans la voiture nous avions la possibilite de connecter des lecteurs MP3, et coup de bol nous etions les seuls a avoir nos IPod. Alors avec notre musique, dans ce 4x4, et au milieu de ces paysages desertiques, toutes les images d'Afrique nous sont revenues en memoire. A midi nous nous arretons pour manger quelque part ou il y a des "chincillas", une sorte de gros lapin sauvage avec une longue queue. Magda assure pas trop mal a la cuisine, juste dommage que les repas soit toujours froids. Apres le repas nous partons pour l'autre lieu incroyable, la "laguna colorada". Les couleurs sont eclatantes, il y a du blanc, du rouge, du brun, du jaune et le bleu profond du ciel et toujours les flamants rose, des lamas pas trop timides et quelques precieuses "vicunas". Juan nous laisse sur place pour prendre des photos et fonce a la pension pour nous reserver la meilleure chambre pour cette nuit. Un vent d'enfer souffle sur la lagune, heureusement qu'il y avait le poteau :-) Chose promise, chose due nous avons bien eu la meilleure chambre et meme une douche tres tres chaude,  je vous laisse imaginer l'expression sur le visage de Carina... Apres le repos on se fait servir le dinner accompagne d'une bouteille de bon vin bolivien,  tout etait tres bon. En fin de repas Juan nous annonce que le reveil du lendemain aura lieu a 4h pour aller observer les geysers, apparement beaucoup plus actifs et spectaculaires le matin.

P...ain de sa mere que ca caille!!! Il est 4h du matin et il fait -5ºC, un peu comme en Suisse a cette periode. Le geyser, un trou perfore a 130m de profondeur d'ou jailli du gaz est l'attraction principale du site. Vraiment pas spectaculaire et meme tres decevant. Cependant  les vapeurs de gaz dans la penombre du matin donnent une image assez belle - sauf l'odeur pestilencielle du souffre. Nous repartons en 4x4 pour l'attraction suivante, les bains thermaux naturels, et Juan nous propose un plan de ne pas s'y arreter tout de suite et de revenir plus tard quand il y aurait moins de monde. En fin de compte ce couillon une fois sur place a decider de faire comme tout le monde. Il y avait la une quinzaine de 4x4, donc une centaine de personnes qui etaient supposees trempe leur culs geles dans la tout petit bassin bien cimente des soit disant bains thermaux. En plus il fallait se changer a l'air libre et risquer de se congeler sur place, un autre spot decevant de la journee. Apres le petit dej nous partons pour le dernier site interessant du tour, la "laguna verde" avec en arriere plan le volcan de "Licancabur". La frontiere chilienne est a quelques kilometres, de nombreux 4x4 vont en sa direction pour deposer les gens qui continuent sur San Pedro de Atacama. Nous faisons demi-tour et repartons en direction de Uyuni. En route nous nous arretons une nouvelle fois a la "laguna colorada" pour reprendre quelques photos. On s'arrete plus tard dans un bled isole pour manger et continuons notre longue route jusqu'a Uyuni.

C'etait un trip cool meme si tout n'a pas ete tres interessant et de nouveau petit dommage de ne pas avoir pu traverser le lac sale. Il faudra revenir a la saison seche. Nous nous reinstallons au meme hotel qu'en arrivant a Uyuni et nous decrassons du tour. Le soir nous allons deguster encore une fois aux mini-roulottes de la place centrale les hamburgers pas cher et les "salchipapas", frites avec de fines tranches de saucisse. Ah on sent que tout ce gras va nous manquer, d'ailleurs en Amerique du Sud nous avons surement du reprendre tout les kilos perdus jusque la.

En route pour l'Argentine

Comme si on etait pas assez fatigues avec trois jours de tour a travers le desert, nous enchainons le lendemain avec 12 heures de bus jusqu'a la ville de Villazon qui se trouve a la frontiere avec l'Argentine. Simona est avec nous. Le trajet en bus offre un panorama assez spectaculaire par contre la route pleines de bosses et de trous acheve notre pauvre dos. Nous arrivons tard le soir a Villazon alors nous devons passer une nuit en ville.

C'est ici que s'arrete de froid, le mauvais temps et la mal boufe ainsi que les records d'altitude. Le froid et les conditions precaires de la vie nous ont un peu usees durant le mois et demi passe en altitude. Que tres rarement nous sommes descendu en dessous de 3'000m. Et meme si au bout de quelques jours le mal d'altitude etait parti cela n'empechait pas d'etre constament essoufle par le manque d'oxygene. Apparement les gens d'ici ont un taux de globules rouges bien plus eleve qui leur permet de bien oxygener leur muscles et ils machent aussi constament des feuilles de coca.

Des demain a nous la bonne viande, le bon vin, la civilisation et le chaud...

1/5/2009

*

Bonne Annee 2009 a toutes et a tous!
Merci a vous de suivre nos aventures!
Et un grand merci pour tout vos messages!
Les YuPo
 
*
 
Merci de votre visite !
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maria josewrote:
Salut les aventuriers, bravo pour votre iniciative de vivre cette aventure. Je suis sure que ces douze mois vont rester dans votre 'bagage' pour toujours.
A bientot! et encore, bonne chance.
 
Mar. 22
Diana Veiroswrote:
J- environ 27h... WELCOME HOME Yupo's!!!
Mar. 20
Simonewrote:
Hi guys, although I cannot read your stories I thoroughly enjoy your pictures. You have an eye for it!
Simone
Jan. 29
Heidiwrote:
My dears...
I enjoy so much each time I access your photo albums.
U guys should feel so blessed about this travel and about all the love you have share one with each other and with all those who has crossed your path during these months. 
I love you! H 
Jan. 27
Ne sachant pas si tu as recu notre sms, (et mieux vaut 2x que pas du tout, en ce jour special :+)) nous  voulions tout de meme te souhaiter un innoubliable Anniversaire, dans tes contrees loin de chez nous!!
Tout le monde pense bien fort a vous deux, et il y a un petit garcon qui se rejouit enormement que vous rentriez...
Profite a fond de cette journee, et Welcome dans cette nouvelle decenie.
Pleins de bisous
NORBM
 
Jan. 19